Le Jura sous le beau temps ( Dod)

… c’est magnifique! De belles étapes encore. Après une journée de pseudo repos à Vallorbe, j’ai donc repris le chemin de la frontière: depuis Grande Borne jusqu’à la D104 ( soyons précis), puis jusqu’au lac de Chaillexon. Quasi pas de routes, des pâturages et de la forêt. Et puis pour pimenter le tout un peu de désescalade depuis les rochers du Cerf, droit dans l’azimut de la borne sommitale. De même une descente un peu raide juste à côté du paravalanche du col des Roches.Une dernière descente en suivant la Ranconnière – sauf le dernier méandre et le lac de Chaillexon est là. Au niveau humain je n’ai pas croisé grand monde, à croire que la frontière est vraiment un no man’s land!  Si tout de même la rencontre avec Yvan, venu à la fin de l’étape de la D104. Accompagnateur, moniteur de spéléo etc… il me livre pas mal d’infos sur la région. Du coup ce soir nous apprécions la douche dans son gîte, et merci à sa femme Karine pour l’accueil ( www.gitelestavaillons.com).

Demain changement d’activité: kayak et VTT ( pas assez d’eau pour naviguer intégralement le Doubs! )

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Vendredi 16 septembre: le Dod en direct!

Départ bruyant puisque pendant un long moment j’ai longé l’aéroport de Genève, gros trafic aérien, la frontière est bien matérialisée avec du grillage et des barbelés, enfin normal…

En bike c’est parfois chaud entre le grillage et une haie d’épineux… J’hallucine et je fatigue au passage d’une grosse douane : comment font des gens pour vivre ici, avec ce bruit incessant des avions ?

Allez vivement plus loin ! Un collège à quelques mètres de la frontière, 4 ou 5 bornes sur 30m² m’est avis qu’il y a du y avoir des litiges par là… Suit une section très roulante avec de superbes « single tracks » ( mais oui !) et j’arrive à la Versoix, une très belle rivière que j’aurais bien descendu si elle avait coulé vers le N ! Ne faisons pas la fine bouche un très beau sentier la longe côté suisse … mais pas jusqu’à Divonne. Je commence à misérer sérieux en traversant avec le vtt la rivière, pour tomber dans une propriété privée côté suisse… Enfin le propriétaire sera compréhensif. J’avais déjà fait de la bonne bartasse avec le vtt mais alors après j’ai atteint des sommets en traversant des p… de marigots. J’aurais dû m’en douter en ne voyant plus de traces de pêcheurs le long de la Versoix mais des traces de bêtes et des affûts ( les Bataillarat côté suisse je vous conseille). M’est avis que les naturalistes vont se poser la question de savoir quelle brosse bestiasse a pu laisser une trace pareille, ben c’est juste le dod avec son vtt que j’utilisais pour ouvrir un passage. TB pour les joncs affreux pour les lianes. J’ai remis le couvert vers Divonne , en me mettant bien le pushing pour trouver la borne qui traverse la Versoix ( eau un peu plus haut que la taille pour traverser la rivière) , j’ai ensuite tiré des azimuts jusqu’à un mur de végétation inextricable, le marais de Bidonne aura été le plus fort… et j’ai fait un léger détour ! Une spéciale dodicace à Alain mon ex-voisin jurassien qui m’avait parlé de ces marais en rigolant. Moi j’ai juste un peu ri jaune…

A Crassier route frontière ça c’est cool, moi je vous le dis du goudron ya que ça de vrai !!!

 

Demain retour en arrière pour la visite du CERN avec Etienne Klein (la frontière le traverse) ça va reposer, enfin…

 

 

La plaine genevoise.

Mardi 13 septembre: François Carrel ami et journaliste accompagne Dod pour cette journée « aquatico-pédestro-vélocipédique ». Départ à l’aube par le chemin des Carelles (!) pour rejoindre l’embouchure de l’Hermance atteinte hier en pirogue. Côté suisse, un petit sentier longe le cours d’eau frontalier qu’il faut remonter sur 6km jusqu’au pont Neuf. Ensuite jeu de piste de borne en borne à travers champs, bosquets et petites routes. A Ville-la-Grand près d’Anemasse, les choses se corsent, il faut patauger dans le Foron ! La zone est urbanisée : les clôtures vont jusqu’aux rives du ruisseau. Le scoop de la journée, c’est qu’un castor vit dans le secteur près de l’endroit où le Foron se jette dans l’Arve, et qu’il s’est attaqué sans complexe à un énorme platane ! La traversée de l’Arve est plus compliquée, il y a beaucoup de débit : impossible de la faire à la nage. Un câble traverse la rivière. Dod l’empoigne. Peine perdue : il y a des troncs d’arbres amenés là par les crues, enchevêtrés dans le câble qui a tout d’une herse instable : l’entreprise est un peu risquée… Demi-tour. Il y a un pont plus loin. Quelques clôtures électrifiées et une bonne châtaigne plus loin : la RN 206 et ses bouchons car il est 17h et que les frontaliers débauchent…

Mercredi 14 septembre: premier jour où Dod n’a pas de compagnon de route! Côté suisse, il y a souvent de vieux sentiers douaniers assez roulants : ça tombe bien, la thématique du jour c’est VTT. Le hic c’est qu’il y a aussi des clôtures en particulier au niveau des postes frontières importants. Et pour les enjamber, avec un vélo, c’est carrément moins pratique … Ca vendange dans les vignobles suisses. Curieux ces bornes au milieu des champs : auquel des deux pays appartiennent-ils ? Des conventions ancestrales régissent les droits de propriété. Un bon sentier longe le Rhône qui n’est pas praticable en kayak en aval du barrage. Marie-Claire Heer, kayakiste suisse de la «Frank Adisson connection» est venue repérer les lieux. Son mari Fabio a donné des consignes pour que Dod puisse aller jusqu’à la borne frontière qui est au milieu du barrage et traverse ce dernier. D’ailleurs un employé vient à sa rencontre et lui donne un gilet de sauvetage pour parcourir le parapet sans garde-fou. Accueil très sympathique. La frontière est matérialisée par les lettres F et S gravées dans le mur du barrage au niveau de la 2ème pile du pont. Ouverture d’un portail grillagé : Dod passe de l’autre côté du barrage et rejoint l’embarcadère d’où il repartira demain matin en kayak biplace.

Soirée barbeq-rigolades à Charrot, village frontalier, après la visite de Cefibat, l’atelier de Jojo ! Alex Jofresa, c’est un ami parapentiste qui a participé à l’Arête Haut-Alpine. Avec l’XRID’AIR TEAM, c’est-à-dire avec ses potes Martin Bonis et Fred Pieri, il monte des expés vol-bivouac aussi farfelues qu’hyper-techniques. En clair, c’est marche ou vole !

Le jeudi 15 septembre débute par la remontée du Rhône sur 2km en kayak avec Marie-Claire. La chance est avec eux, il n’y a pas trop de courant. C’est symbolique vu la distance mais très sympathique. Marie-Claire offre à Dod pour son « tour de Gaulle » des chocolats suisses, spécialités de Versoix ! Pas sûr qu’il les ramène à son village comme Astérix… Ils sont tellement délicieux que les boites ne vont sans doute pas passer la semaine ! La suite est moins chouette : bartasse sur des sentiers douaniers qui disparaissent sous la végétation bien dense, éboulements près des torrents… Contournement du CERN. Arrivée près de Fernay-Voltaire.

 

La traversée du lac Léman.

 

Après l’étape col de la Croix/St Gingolph et le départ de Tronc, Jerem et Romain, Dod s’est accordé 3 jours de repos au très charmant camping des Myosotis, chemin du Grand Tronc (ça ne s’invente pas!) à Lugrin, avec vue magnifique sur le lac Leman et un accueil très sympa. Pendant ce break, il a quand même fallu trier le matériel, faire un sac de ce qui partait directement dans les Pyrénées, un sac pour la suite du périple et un sac retour à la maison, reconditionner le reste de nourriture, faire quelques réparations etc…

Pendant le week-end, plein de bonnes surprises avec la visite des amis et compagnons d’expé Phil Batoux et Mat Cortial et de leur petite famille!

Dimanche après-midi: arrivée de l’équipe de choc pour les 60 km de traversée du lac Léman prévue le lendemain (lundi 12 septembre): 7 kayakistes super motivés qui malgré leur emploi du temps chargé, ont fait des pieds et des mains pour être tous là pour le Dodtour + 1 V6 (va’a ou pirogue polynésienne de 13 m de long) + 1 K2 (kayak 2 places pour les deux ravitaillements et changement d’équipiers prévus au km 20 et au Km 40). Les «gros bras» sont des pointures de l’eau vive mais ils espèrent quand même qu’il n’y aura pas trop de vagues ni trop de vent histoire de ne pas arriver de nuit!

Le « chef-logistique-hydraulique » de tout le Dodtour, c’est Frank Adisson ancien champion olympique en C2. Malgré sa longue carrière de kayakiste, la traversée du Léman est une grande première pour lui : c’est sa première sortie avec routage météo!!! Le chef pirogue, c’est Lapin (Gilles Lelièvre). Avec Jérôme Daille, ils ont été vainqueurs de la coupe du monde en C2. Lionel Mougin est également un grand spécialiste de la pirogue ainsi que Nico le plus jeune de l’équipe qui participera bientôt à la prestigieuse compétition: Hawaiki Nui Va’a à Tahiti. Dans cette super équipe, il ya également Patricia Lelièvre et Olivier Broumault, guide de rivière.

Lundi matin départ à 5h : il faut monter la pirogue ce qui prend 45 minutes, régler les interceptions au milieu du lac, les histoires de cadence, de place dans le bateau, de matos etc… 7H c’est le vrai départ: il a plu fortement pendant la nuit mais maintenant les nuages se dissipent et la lumière est extraordinnaire sur le lac et les montagnes environnantes. La superbe pirogue rejoint d’abord l’axe de la Morge, le torrent frontière qui coupe le bourg de St Gingolph en deux parties suisse et française. Elle s’oriente nord-nord-est puis ouest pour suivre exactement la séparation virtuelle sur le lac entre les deux pays. Bon rythme d’entrée de jeu: une fois lancée l’embarcation fait jusqu’à 11km/h tant et si bien que l’équipe V6 et l’équipe K2 se loupent au point GPS convenu pour le premier ravito!!! Changement de point de rencontre. Interception réussie cette fois. La « dream team » arrivera à 14h à Hermance non sans avoir avancé aussi loin que possible dans le cours d’eau éponyme frontalier. Commentaire des kayakistes à l’arrivée : « bon petit rythme! ». Commentaire de Dod dépité: « j’étais à fond tout le temps! Je ne peux même plus bouger les épaules! »

NO MAN’S LAND: suite du récit de Tronc (Phil Pellet)

Je suis encore au bivouac des Petites Jorasses et quand je m’endors, mon cerveau ne fabrique plus de rêves… Rêves ou réalité, entre ciel et terre le temps n’a plus d’importance, seule la vie est importante. Il faut dire qu’être toute la journée corde tendue, cela demande une concentration permanente, chaque prise doit être testée. Que la roche soit mauvaise ou qu’on grimpe dans du rocher compact, il faut tout de même serrer les arqués, ne rien lâcher pas même l’ombre de son compagnon, pas même sa propre ombre.

La foudre est tombée au sommet du Mont Dolent, on a vu l’éclair zébrer le ciel…J’ai pris ça comme un feu d’artifice de bienvenue. Le Dolent est une montagne que se partagent trois pays. Comme les trois branches du signe qui symbolise la paix, si on trace un grand cercle en prenant comme centre son sommet.

Dans ces étapes reculées des grandes voies de circulation du Mont Blanc, nous avions avec nous une tente et le bivouac au complet pour deux jours maxi. Sinon, nos jeunes alpinistes porteurs ont tout fait pour nous ravitailler. Dans ces étapes, nous avons marché et grimpé sur des tapis de cristaux et à maintes reprises nous avons pris à deux mains l’arête faîtière de la montagne. Nous nous sommes souvent arrêtés pour voir se coucher le soleil ou pour voir tout simplement un temple de lumière sur une mer de nuage.

Au fil des jours se sont éloignés les grands sommets. Et les premières bornes frontalières ont fait leur apparition. Le NO MAN’S LAND n’est plus qu’une ligne réservée aux funambules de toute espèce. On a pris notre premier café au chalet de Balme, pour finir à Chatelard. Sur la route effrayée comme deux boucs au milieu des voitures, nous avons enjambé un pont et rejoint la rivière.

Le canyon de Barberine. Oui, on l’a remonté jusqu’au barrage d’Emosson, évitant parfois certains « infrans » comme diraient les kayakistes, en bartassant le plus près possible de gorges profondes. On a quitté les tenues d’homme grenouille puis nous avons rejoint la traversée des Perrons et nous avons suivi l’arête jusqu’au col de la Terrasse. Je pensais que c’était une grosse journée? …Celle du lendemain était bien plus longue encore!

Col de la Terrasse, col de Sageroux, refuge de Vogealle. On a marché sur la lune, tout a changé d’un coup, entre deux montagnes j’ai cru voir le lac Léman et derrière nous dans les nuages…le Mont Blanc. Nous sommes au pays des chamois et des bouquetins, on marche plus et quand on grimpe, il faut être bien plus vigilant que partout ailleurs où nous sommes passés. On fait des rappels sur des champignons de rochers pourris que l’on creuse au piolet ou bien on bidouille avec des systèmes D.

Le Haut-Giffre et ses montagnes du Tenneverge et du Grand Ruan, certainement un des massifs les plus sauvages et des plus complexes que je connaisse. On a marché sur des confettis de schistes aux reflets dorés et aussi sur des dalles compactes plates comme une voie romaine franco/suisse.

Et puis, il y a aussi ceux qui veillent sur nous, et qui passent l’été dans leur refuge, ce sont les amis des montagnards, ils aiment les gens et leur travail : merci à BEA et FRED du refuge d’ARGENTIERE, à PIERRICK et VERO du centre alpin du Tour, et à DOMINIQUE et DORIANE du refuge de la VOGEALLE!

 

 

 

 

C’est reparti!

Après une journée de repos hier au Centre Alpin du Tour où Pierrick et Véronique leur ont réservé un accueil très chaleureux, Dod et Tronc sont repartis ce matin aux aurores. Au programme de leur très grosse étape (col du Chatelard – col de la Terrasse): la remontée du canyon de Barberine (qui se fait normalement à la descente…) jusqu’au barrage du lac d’Emosson puis la traversée des Peyrons: toute une série d’aiguilles à escalader et desescalader. Au barrage, Romain et Bertrand les attendaient pour troquer combinaisons néoprène contre chaussons d’escalade.

Ils devraient partir à nouveau très tôt demain pour parcourir un maximum de distance avant la perturbation annoncée pour l’après-midi.

« Spéciales dodicaces » de Dod et Tronc…

qui souhaitent saluer tous ceux qui les ont aidés, hébergés, inspirés, accompagnés pendant leur magnifique traversée du massif du Mont Blanc.
A Pablo, Jerem et Romain, qui rendent possible notre chemin de liberté!
Au CNEAS des CRS de Chamonix, pour leur attention au projet,
au Pghm de Chamonix, pour le stockage du matos… et tous les services rendus,
à Jeff Mercier, thanks guy!
A Anthony du club de kayak de l’Argentière, merci pour les combi canyons!
Toutes nos pensées émues à Fred et Béa ( on vous aime!) du refuge d’Argentière, pour l’accueil somptueux reçu: n’hésitez pas à installer votre camp de base là-haut!
Les mêmes pensées pour Véro et Pierrick du centre alpin du Tour: n’hésitez pas pour installer un super camp de base en ces lieux chaleureux. Et merci pour les bières et tout et tout!
Un clin d’oeil complice à Cécile et Pascal, qui nous ont cueillis de Balme jusqu’au Châtelard
A Bertrand  caméraman de l’impossible.
A Fanfoué et Charlie journalistes de l’impossible, et talentueux montagnards.
A Mina Lamiche, Justine Troussier et Arthur Cortial, bienvenue!
A Pauline, Benoît, Laetitia et sa petite fille Jade, ainsi qu’ à toute la famille du Sud Ouest, de la part du grand père Tronc! Et un petit coucou au gîte du Moulin Papillon.
A Olive et tout le petit monde du secours en montagne.
A Lise B. et Paulo M., trop vite partis…
A Sylvain Rivoire et au  » banquier » pour la cordelette et le transport du matos à la Fourche,
à Karine l’alpiniste,
au gardien de Gonella et son magnifique refuge.
A Sophie Rousset de Cham 3S pour sa diligence et son efficacité.
A Manu Cauchy, notre Panthère Ross, et Cécile, pour la colle magique ( mais non ce n’est pas une drogue, juste du Dermabond!)
A Yan, notre bien aimé sorcier des nuages.
A Etienne Klein, qui n’aura pu se joindre à nous: rétablis toi vite, camarade!
A Phil Batoux et Pat Wagnon, qui n’auront pu se joindre à nous pour ce début, une autre fois, très vite!
A Gilles le guide-skipper qui nous a descendu un sac du refuge Torino,
A Julio du PGHM de Cham, qui a comme moi laissé quelques chevaux à l’écurie ( mais il nous en reste!) un petit coucou de Tronc.
A tous nos amis alpinistes et grimpeurs du Briançonnais, on espère vite vous voir et partager de belles journées « sur le fil »!
Et à Souri, qui s’occupe de la coupe de bois en notre absence!

NO MAN’S LAND: récit de Tronc (Philippe Pellet)

Cinq heures du matin, nous venons de passer les Arêtes Grises, au loin, une montée au flambeau dessine la frontière, à la croisée des chemins la caravane nous tire vers le haut. Ca se bouscule au sommet, point de départ du DODTOUR…pour moi, ce sera MONT BLANC / LEMAN…Dément ! L’aventure commence!

Charlie filme et pose la même question à tous les gens qui foulent le sommet : <<à qui appartient le MONT BLANC ???>> Il est français ! Italien ! À la commune de Saint-Gervais ! Moi, il m’appartient, il est à moi, à moi tout seul, le temps d’un tour d’horizon, le temps de suivre le chemin de la liberté entre deux frontières, sur le fil d’une ligne de crêtes et de sommets qui n’appartiennent qu’aux hommes assoiffés de liberté. NO MAN’S LAND: le pays qui n’a pas de frontières.

La première nuit dans la cabane de la Fourche, donne le ton. Ce n’est pas gagné, on sera tous les jours sur la brèche et comme dit Lionel: «à chaque jour suffit sa peine…»

L’aventure commence dans la descente de l’Arête des Hirondelles. Au col, un bivouac sans duvet au fond d’un igloo de fortune, nous fait passer une longue nuit froide. Pointe des Hirondelles, de Frébouse…col des Petites Jorasses …Triollet, Dolent…jusqu’au col du Tour Noir, on résiste au temps qui change tous les jours un peu plus vers le mauvais. Jusqu’au jour où nous n’avons plus notre place là-haut. Alors on rejoint le refuge d’Argentière où un accueil chaleureux nous attend. Merci à Fred et Béa !

La suite? Des arêtes, des arêtes, et la félicité au Chatelard!

Tronc