Sévdicaces spéciales Breizh par Séverine et Oliv de Lanildut

> Au vtt, matériel inerte certe, mais que l’on pourrait prendre de pitié lorsque l’on voit de quelle manière il est parfois traité : rocher, sable, eau salée, ronces, côtes de « bibelot » ( surnom donné par Dod à Oliv, relire Astérix pour comprendre), arrimage en tendeur sur canoé, et on en passe…
> A l’hairboat qui a dû subir gonflage et dégonflage , eau de mer, vase, et rinçage pas toujours optimisé…
> Au Camping Car qui a dû supporté de nombreux demi-tours sur les petites routes bretonnes, faute au manque de panneaux, donc faute au Conseil Géneral, et au fait que Véro conduit en regardant la carte, en répondant au téléphone, en surveillant son furieux de mari pour arriver avant lui et le prendre en photo.
> Ce qui nous amène…
> A Véro, qui comme signalé ci-dessus, donne dans la polyvalence… mais tout en même temps ( conduite, lecture, téléphone…). Elle passe ses temps libres à faire de la musculation du haut du corps,sans soulever de fonte, simplement en gonflant, dégonflant, gonflant, dégonflant,etc, le fameux kayak.
> Toujours à Véro pour supporter l’odeur de vase, de combi et kayak mouillé, même après avoir rangé le CC…
> Encore à Véro, qui , je l’espère a réussi à prendre du temps pour randonner un peu ( à priori difficile dans le Finistère…  l’Aber Ildut sera toujours là si tu veux en faire le tour un jour!)
> A Dod pour les rencontres, pour le plaisir de l’effort dans des environnements magnifiques,  qu’il transmet avec tellement de facilité et de bonheur.
>  A Dod pour le sourire jamais vu disparaitre de son visage
> A Dod qui répond à la question  » pas trop fatigué au bout de 5h de Vtt ? « …  » Non, je commence à peine à chauffer. » Sans commentaire…
> A Obélix-Dod pour avoir cloué Asterix-Olive 15 jours à la maison, me permettant ainsi de revenir du boulot avec le feu de bois entretenu toute la journée.

> A vous deux pour ces photos formidables et textes super sympas.
> A vous deux pour votre gentillesse et votre sourire.

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Dodicaces de janvier:

A la famille Crapaud ( Nico, Maia et Jules Vigneron) et Annie, qui ont inauguré l’année avec nous vers la pointe de l’Arcouest, dans les rires et sous la pluie!
A Serge Hardy, nouveau recordman( désolé Gaby!) des journées du dodtour (hormis compagnons de montagne), dont Ouessant – ça compte double! Et à sa femme Martine qui nous aura chouchouté! Sans compter les ravitos Ovomaltine/crêpes…
A Eric Cochet, Sidonie Revillon et Ronan Apprioual, pour la virée musclée à Ouessant, des airs de Grand Sud… Et trop classe l’escalade ensemble à Pen-Hir après.
A Arnaud qui a assuré comme un chef la logistique « Pen-Hir » et merci à Jeff pour les images. A Laurence et Jean-Claude, cordée volante pour cette traversée des 3 pointes.
A Gérard Véron, qui aura fait l’entremetteur avec les voileux: Isa (Autissier) sera fier de toi!!!
A Séverine Landrieu, Maëlan et Oliv Guillerm »le bibelot » (!), pour tous les bons moments passés ensemble dont la traversée épique de l’aber Ildut, en canot avec le vtt dessus… Désolé, Oliv, pour les côtes cassées.
A Michel Lanchec de la “Franck connection” (!) pour la nav kayak vers Lannion, et Samuel pour la navette voiture. Et à la maman de Michel pour son fameux far breton!
A Josée et Jean-Marc Janvier, pour la traversée de la baix de Morlaix en kayak, et pour le spirit (venus en remorquant un kayak svp, pour moi) et aussi pour la salade d’algues (un régal!!!) et les poissons pêchés par JM.
A Jérôme Leray, du club de kayak de Vannes, qui m’aura fait économiser un nombre impressionnant de kms (177 km!), avec la traversée de la passe du golfe du Morbihan.
A Philippe Dazy, le 3ème larron du trio infernal avec Tristan (mon compagnon du Grand sud!) et Bertrand, qui m’aura suivi à vtt et assuré la logistique et la traversée en kayak vers Lorient ( et connu une belle galère dodesque au cours du voyage retour en kayak…)
A Dom Nédellec pour la traversée du Trieux.
A Katell, que nous n’avons toujours pas rencontrée, mais qui nous aura mis en contact avec le réseau kayak du Ponant. Et à Nico Daviaud.
A Yann Guélou, qui a failli faire la traversée de la baie de Morlaix, mais j’ai été trop rapide…
A Romain Pilliard qui nous aura intercepté vers la Trinité, à l’arrache! A Aurélie, sa femme, Blandine et Patrice Pluyette et toute leurs petites familles pour les portages du kayak gonflable et merci pour la raclette… bretonne!
A Gunwal Guillerme, le grimpeur surfeur, qui nous a surpris avec Serge, au débouché d’une falaise, et accompagné pour un  » marathon » jusqu’à la pointe du Van.
A Benoît, pour le délicieux rosbif et les livres sur le littoral.
A Guy Van Steenberge de la Snef Bretagne, qui a réussi le coup de maître de nous intercepter vers l’Aven, après nous avoir longtemps couru après…
A Marco, Bruno, Sylvain, Jean-Claude, et tous les autres vttistes de la Snef, qui auront fait un bout de route avec moi, et parfois souffert…
A Thierry et Chantal Robert pour l’excellent kouign aman et “Un Hiver en Bretagne” …!
A Gilbert Tanné qui est venu nous saluer un matin au Curnic avec du far maison.
A Ahmed de Tribe que je dérange tous les lundis matin (!) pour son efficacité à assurer la maintenance du Rocky Mountain, malmené aux mains d’une brute…
A tous ces inconnus qui m’ont salué et encouragé sur le bord du chemin.
Et enfin, last but not least, à Véro qui aura eu un mois de janvier particulièrement chargé, avec un nombre incalculable de gonflage et récup kayak!

Bref spécial dodicace à toute la caravane du Dodtour, bel engouement en Bretagne, Kenavo!

QUI VOIT OUESSANT VOIT SON SANG ! Témoignage d’une victime collatérale du Dodtour : Serge Hardy

Avec le Dod on s’est pas mal baladés le long de la côte, du kayak, de la course, du VTT (parfois de l’escalade avec un VTT sur le dos), bref un peu de tout.
Mais, indéniablement, le crux de l’affaire ce fût l’aller-retour à Ouessant en voilier.
L’aller s’avéra à peu près tranquille ; départ à une heure du matin et arrivée à cinq. On aurait dit un départ de course ; après tout l’eau ça n’est que de la glace liquide…
Débarquement au Stiff le matin, après quelques heures d’un vague sommeil. Comme l’annexe est petite et comme les vagues sont grosses! Tant bien que mal, on s’approche de la digue. Un balèze de dauphin nous tourne autour : fais pas le c… Flipper, sage, gentil… c’est pas parce qu’on à l’air de deux clowns qu’il faut te croire au cirque !
Echelle attrapée, annexe remontée sur le quai ; victoire on est à terre !
Le bateau accoste, et on échange l’annexe contre les vélos. Ouf, parce que sinon, cet enragé de Dod, il aurait bien fait le tour d’Ouessant en annexe.
Après quelques coups de pédale on retrouve le bateau dans le port de Lampaul, d’ailleurs il n’y en qu’un seul au mouillage… Et ça c’est louche ! Pourquoi, parmi tous les plaisanciers du coin, personne ne va à Ouessant en janvier ?
Réembarquement avec le vélo sur la petite annexe. Ronan rame (le marin sait aussi jouer du biscotto), et nous on essaie de ne pas laisser tomber les vélos à l’eau.
On mange des pâtes avant de filer. « Qui veut de la sauce tomate ? » Ben moi je n’aurais pas dit non… si un des trois loups de mer présents n’avait pas déclaré que l’acidité de la tomate ça pouvait le rendre malade. Bon, on va éviter alors…
Et c’est parti pour quelque chose qui s’annonce un peu long. Attention, quand le marin dit « au près », ça ne veut pas dire « au plus près » : 7h30 de baston pour rejoindre Camaret !
Dans le jargon, il paraît qu’on dit « faire de la tranche ». Concrètement, ça veut dire rester agrippé à ce bidule en ferraille appelé chandelier, comme un bernique sur son rocher, et prendre les paquets de mer dans le museau.
Soif… ça doit être jouable, moyennant quelques pas un peu bloc en désescalade : applat pour les deux mains, un gratton en pied droit, un autre en main droite, changement de main, réta, et on doit arriver à se glisser dans la cabine. Oui mais… qui dit glouglou dit pipi… Euh, bon, finalement, je n’ai pas si soif que ça…
Arrivée à Camaret, où les marins accostent au ponton à la voile : pas de moteur, on a dit ! Véro nous rejoint sur le bateau qui s’est arrêté de bouger : re-pâtes alors (mais toujours sans sauce tomate). Dod débarque et, en ce qui me concerne je continue jusque Brest, avec droit au moteur cette fois.
Lundi matin, huit heures : arrivée folklo au boulot, un poisson sur l’oreille et du goémon dans les cheveux.
Fatigué ? Même pas ! Ca doit être l’air du large… mais peut être pas que ça ?