QUI VOIT OUESSANT VOIT SON SANG ! Témoignage d’une victime collatérale du Dodtour : Serge Hardy

Avec le Dod on s’est pas mal baladés le long de la côte, du kayak, de la course, du VTT (parfois de l’escalade avec un VTT sur le dos), bref un peu de tout.
Mais, indéniablement, le crux de l’affaire ce fût l’aller-retour à Ouessant en voilier.
L’aller s’avéra à peu près tranquille ; départ à une heure du matin et arrivée à cinq. On aurait dit un départ de course ; après tout l’eau ça n’est que de la glace liquide…
Débarquement au Stiff le matin, après quelques heures d’un vague sommeil. Comme l’annexe est petite et comme les vagues sont grosses! Tant bien que mal, on s’approche de la digue. Un balèze de dauphin nous tourne autour : fais pas le c… Flipper, sage, gentil… c’est pas parce qu’on à l’air de deux clowns qu’il faut te croire au cirque !
Echelle attrapée, annexe remontée sur le quai ; victoire on est à terre !
Le bateau accoste, et on échange l’annexe contre les vélos. Ouf, parce que sinon, cet enragé de Dod, il aurait bien fait le tour d’Ouessant en annexe.
Après quelques coups de pédale on retrouve le bateau dans le port de Lampaul, d’ailleurs il n’y en qu’un seul au mouillage… Et ça c’est louche ! Pourquoi, parmi tous les plaisanciers du coin, personne ne va à Ouessant en janvier ?
Réembarquement avec le vélo sur la petite annexe. Ronan rame (le marin sait aussi jouer du biscotto), et nous on essaie de ne pas laisser tomber les vélos à l’eau.
On mange des pâtes avant de filer. « Qui veut de la sauce tomate ? » Ben moi je n’aurais pas dit non… si un des trois loups de mer présents n’avait pas déclaré que l’acidité de la tomate ça pouvait le rendre malade. Bon, on va éviter alors…
Et c’est parti pour quelque chose qui s’annonce un peu long. Attention, quand le marin dit « au près », ça ne veut pas dire « au plus près » : 7h30 de baston pour rejoindre Camaret !
Dans le jargon, il paraît qu’on dit « faire de la tranche ». Concrètement, ça veut dire rester agrippé à ce bidule en ferraille appelé chandelier, comme un bernique sur son rocher, et prendre les paquets de mer dans le museau.
Soif… ça doit être jouable, moyennant quelques pas un peu bloc en désescalade : applat pour les deux mains, un gratton en pied droit, un autre en main droite, changement de main, réta, et on doit arriver à se glisser dans la cabine. Oui mais… qui dit glouglou dit pipi… Euh, bon, finalement, je n’ai pas si soif que ça…
Arrivée à Camaret, où les marins accostent au ponton à la voile : pas de moteur, on a dit ! Véro nous rejoint sur le bateau qui s’est arrêté de bouger : re-pâtes alors (mais toujours sans sauce tomate). Dod débarque et, en ce qui me concerne je continue jusque Brest, avec droit au moteur cette fois.
Lundi matin, huit heures : arrivée folklo au boulot, un poisson sur l’oreille et du goémon dans les cheveux.
Fatigué ? Même pas ! Ca doit être l’air du large… mais peut être pas que ça ?

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