DODICACES DE MARS/AVRIL

A Véro, qui m’aura suivi plus de 7 mois avec le Camping-Car, réalisé un travail de malade, sans qui le dodtour définitivement ne pourrait exister. Merci Merci Merci.
A Nacho et Mateo, nos amis qui désormais assurent avec coeur les ravitaillements etc…
A la famille Prévitali-Miranda (Jean-Louis, Martine, Mado), retrouvée avec bonheur depuis les folles années de jeunesse saumuroise. Grand merci pour tout, et le toit en ces temps d’attente !
A la famille Bruzy (Alain, Anne, Baptiste, Camille) pour leur hospitalité à Pau. Le mauvais temps aura aussi permis des retrouvailles une quinzaine d’années plus tard, après les équipes jeunes alpinistes, et l’inspiration d’Alain, insatiable voyageur à la recherche de chemins inédits, pour le tour du monde des sommets de 94-95. Quel plaisir que de voir la flamme toujours vivante !
A Fanny Pierot, pour le camp de base à Pau… et pour l’encombrement du garage.
Au sorcier des nuages, toujours prêt à percer les secrets du ciel : « dis, tu pourrais pas demander au soleil de revenir ? »
A Bernard, randonneur basque, qui nous aura intercepté en montagne, avec les munitions locales et appréciées : Jurançon, fromage de brebis, charcuterie etc…
A Régis de FR3 Tarbes, qui nous aura redescendu du Pourtalet, après avoir patienté plusieurs heures sous la pluie pour nous interviewer.
A Franck Adisson « chef-kayak » et ses oncles, revu par hasard lors des sélections olympiques de kayak à Pau. Une rencontre imprévisible mais géniale.
A Johann venu nous retrouver au refuge d’Arlet, juste pour passer une soirée: sympa!
Aux spéléos, Flo , encore Flo, Stef et Phil Bence, qui ont donné au dodtour une dimension supplémentaire, celle du monde « d’en bas ». Spécial thanks à Phil qui depuis le début m’a conseillé sur le meilleur spot, et s’est mis en quatre pour rendre la Pierre St Martin possible. Explorer, toujours !
A Xabi Lucq qui nous a accueilli à la Maison des Vallées à Arette et fait un bout avec nous sur le lapiaz du pic d’Anie.
A Marc Adisson venu de Tarbes avec ses 2 kayaks, Kenny Benoist, Pierre Gelle, les « machines » qui nous ont permis de remonter la Bidassoa. A Didier Vavasseur, pour le prêt du 3ème kayak. A Christelle qui a fait la navette kayak. A Pierre et Elouan le petit frère de Morgan, et toute la famille Perissé , Juzette et ses gars- Tic et Nano, Sophie venus encourager les kayakistes et accompagner la cordée vers sa première borne. Merci pour cette grande fête et le bel enthousiasme ce 1er jour de la traversée.

Les dodicaces de février

A Pierre Périssé, mon chef log/média des Pyrénées. Merci pour ton aide et cette première journée pyrénéenne, depuis la borne n°1. Reviens quand tu veux !
A Juz, JB, Tic, Nano, honteusement embauchés pour les préparatifs de la grande traversée des Pyrénées. Et merci pour le toit, le check-up dentaire, le merlu coshkera (désolé pour l’orthographe) et tout et tout.
A Guy Ringrave, pour la partie entre Boucau et Hendaye, avec une pirogue carbone fabuleuse et joueuse. Rencontre étonnante la veille : « alors que je cherche un coin pour pisser, un gars m’interpelle depuis une pirogue en contrebas de la digue : DOD ? Ouais c’est moi ! Bon c’est avec moi que tu fais de la pirogue demain. Eh bien super, à demain ! » Guy est aussi un constructeur et vendeur passionné de pirogues : http://www.woo-outrigger.com
A Didier (et Patricia, Théa et Adrien) Vavasseur pour la pirogue entre Cap Ferret et Biscarosse, un beau moment et quelques « tasses » à l’arrivée, normal. Sans rancune pour le chavirage, t’inquiète ! Merci.
Au Capitaine Benzoni, Gendarme Pagnoux, Major Naudo et les 2 gendarmes qui m’ont escortés lors de la traversée du CEL, et fait en sorte que le dodtour respecte le suivi du trait de côte.
A Thérèse Deghilage, partie de l’autre côté de la frontière.
A Damien Moreau pour la traversée à la voile pure Royan-Pointe de Grave, et Arnaud ( enfin ses bras !) pour le hâlage qui nous a permis de nous … deséchouer du port.
A Stéphane Badoux http://www.suruneile.com/ kayakiste de Oléron, pour les infos qui m’ont permis de traverser le pertuis de Maumusson à Oléron en sécurité avec mon gonflable. Et merci Pauline pour l’intermédiaire
A Mouss et toute sa famille, vieux pote de la fac, venus nous retrouver pour une étape charentaise : 20 ans après on fait toujours les mêmes c…. !.
A la Zaza ( Isabelle Autissier) connection à la Rochelle: Jean Saucet pour la traversée de la baie de l’Aiguillon, Caroline, Yul et Claire, Yves et Cathy Dupasquier, Benoit et Viviane Gaillard pour toutes les aides diverses et surtout les bons moments et repas partagés. Seul regret, avoir raté Isa à une semaine près ! Merci pour la maison où nous avons pu souffler quelques jours.
Au Caf de Vendée : Hubert Strbak, Fabien et Hélène Bironneau, Marie-Annick Rambaud, Raymond pour l’étape au cœur de la vague de froid, et une visite sympathique et motivée un soir.
A Jean-Paul et Claude Chauvière les grands cousins pour l’hébergement et l’enthousiasme avant Noirmoutier.
A Nedjma et Mathurin qui m’ont suivi et intercepté pour l’émission « littoral » , avec discrétion, joie et professionnalisme.
A Philippe (SNEF Nantes) et Isabelle Delalande, Loïc, Hervé Moro président du club de Kayak de Pornichet, pour l’organisation de la traversée de l’estuaire de la Loire : pensez donc, 12 kayaks sur l’eau au cœur de l’hiver !
A Pascal Jaloux http://labaule.direct-sailing.com/) pour le prêt du kayak pour la traversée de la Loire
A Richard (SNEF St-Nazaire)et Angelina Le Laité, qui nous ont accueilli avec simplicité à St-Nazaire.

Du Pays Basque au col du Pourtalet: récit de Morgan Périssé.

Aujourd’hui, c’est repos pour nous trois. Nous sommes arrivés hier le 2 avril au col du Pourtalet sous la pluie et nous avons pris la décision de redescendre à Pau car la météo de la semaine à venir n’est vraiment pas bonne…

Que retenir des massifs que l’on a visités jusqu’à aujourd’hui ? Le temps a défilé si rapidement, les journées étaient si denses, la concentration sur le moment présent était telle que nous n’avons pas eu le temps de digérer totalement tout ce que l’on a vu, entendu ou senti. Ce n’est qu’en mettant le voyage sur « pause » que certains souvenirs des jours précédents apparaissent.
Les arbres majestueux que l’on a frôlés dans les forêts du Pays Basque inspirant le calme et la sérénité, les pottocks galopants la crinière au vent, les vautours jouant avec les thermiques, ses crêtes aériennes dominant les vallées sauvages des Aldudes…
Nous sommes montés, descendus dans des pentes herbeuses, des ronciers ou le lit d’un torrent. Les sentiers ne sont qu’un réconfort, un plaisir qui n’est pas du luxe !
Dod, en quelque sorte notre capitaine, nous donne le cap à suivre et les bornes frontières confirment que nous sommes « sur le bon chemin ». Il impose le rythme, un rythme régulier et éternel comme celui de la respiration qui nous fait vivre ce voyage avec intensité.
Toujours égal à lui même l’humeur et l’humour de Martin maintiennent le moral de la troupe au beau fixe malgré la bronchite qu’il a attrapée aux Jorasses quelques jours avant le départ.
Véro doit nous prendre pour des fous quand elle nous voit arriver le soir les vêtements à moitié déchirés et les mains écorchés mais le sourire au lèvres. Peut- être que cette vision lui est familière ?
Le soir assis bien au chaud dans le camping car nous imaginons l’étape du lendemain à l’aide des cartes.
Arrivés à la Pierre-Saint-Martin nous échangeons nos tenues d’alpinisme contre celles de spéléologie et encadrés de Philippe, Florence et Stéphane, des amis spéléologues confirmés, nous descendons à moins 600m !
Après une journée de repos nous repartons en direction du col de Pétragème dans le massif de Lescun. Ca y est: la neige est là et pour un bon moment ! Nous mettons pour la première fois les raquettes outil indispensable pour cette traversée. Au loin, le Pic d’Orry nous rappelle d’où on vient. Pour la première fois nous sortons la corde et c’est avec nos trois friends que l’on surmontera un bloc coincé dans un étroit couloir. Une belle longueur de mixte ! Obstacle inattendu sur le fil de la frontière.
Alors que nous contemplons le Spigolo d’Ansabère, nous apercevons Nacho et Matéo en contrebas au col de Pétragème. Premier portage pour eux, premier bivouac sous tente pour nous. Dod nous montre comment monter la tente et comment utiliser le réchaud à essence, gestes qui vont devenir automatiques petit à petit.
Le lendemain la journée sera longue car nous évoluons sur des crêtes et arrêtes où la chute est interdite. Dod grimpera deux belles longueurs pour surmonter deux passages techniques. Somme-nous les premiers à passer ici ? Petit à petit notre corps s’adapte à se terrain et l’on se sent parfois pousser des ailes… Avant le col du Somport nous avons la surprise de rencontrer Bernard qui est venu nous retrouver sur la frontière. Après un agréable moment passé ensemble à casser la croûte, nous repartons avec une bouteille de Jurançon dans le sac ! Nous dormirons le soir devant les caisses de la station de ski de Candanchu peu avant le Somport. Alors que nous repartons avec le bruit de la station dans les oreilles nous sommes cloués sur place en voyant des panneaux du parc national demandant aux randonneurs de respecter le silence pour le bien des animaux…
C’est sous la pluie que nous arrivons au col du Pourtalet alors que deux journalistes de France 3 sont là pour interviewer le Dodtour. Nous redescendrons avec leur voiture sur Pau le temps que la météo s’améliore…

28 mars: spéléo au gouffre de la Pierre-Saint-Martin. « Intermède underground » par Phil Bence.

Quelle logique ont les frontières sous terre ?
Les réseaux karstiques des Pyrénées (et d’ailleurs) n’ont que faire de ces limites créées par l’homme, ils étendent leurs galeries sans complexe, de la France à l’Espagne si bon leur semblent, avec pour seul objectif d’atteindre leurs résurgences aux fond des vallées. Le réseau de la Pierre-Saint-Martin est l’un des plus grands de France, plus de 50 km de verticales et de galeries, une puissante rivière souterraine qui s’écoule jusqu’à la majestueuse et immense salle de la Verna. Un réseau emblématique de la grande époque des explorations héroïques. Son entrée historique, le gouffre Lépineux, est calée sur la frontière, près du col de la Pierre-Saint-Martin. 300 m de verticales descendues au bout d’un frêle câble par les « anciens »… c’est là que tout a commencé.
Pour le Dodtour, nous avons opté pour une descente par le gouffre SC3, une entrée supérieure du réseau. Une succession non-stop de 350 m de puits dont les superbes verticales du Beffroi et du Liberty Bell faisant respectivement 90 et 55 m de hauteur.
Florence est devant pour équiper les cordes, Stéphane la suit. C’est une découverte de la spéléologie pour Dod et ses acolytes : les alpinistes, que dis-je les Pyrénéistes Martin Elias Barasoain et Morgan Perissé.
Dehors, le grand beau, le soleil fait fondre la neige, l’eau s’infiltre par la moindre fissure pour aller rejoindre la rivière dans laquelle nous progressons. L’eau arrive de toutes parts et fait grossir la rivière.
6 heures après notre entrée sous terre, nous arrivons à la salle Monique, à 3 km de l’entrée et 600 m de profondeur après un parcours sportif tantôt en hauteur, tantôt dans son lit. La suite, c’est le grand canyon et le tunnel du vent, des passages aquatiques en temps normal, beaucoup trop aquatiques aujourd’hui…
Nos 3 « débutants » sont enthousiastes face à ce monde totalement nouveau qu’ils découvrent pas après pas. Leur expérience en montagne leur permet d’être très vite à l’aise avec les techniques de progression et les rudesses du milieu. Nous prenons le temps de faire des images, de discuter, d’échanger. L’ambiance de l’équipe est excellente et ponctuée des traits d’humour à l’accent chantant de Martin.
La remontée est rapide et se passe sans encombre si ce n’est la perte d’itinéraire de nos alpinistes malgré le balisage, un court instant de solitude dont nous nous amusons ensemble en les retrouvant.
Le sens de la grotte tout comme celui de la montagne ne s’apprennent pas en une sortie.
Après 12 heures sous terre, toute l’équipe est ressortie, on retrouve la neige, les odeurs de la montagne.
Les lumières brillent dans la station 400 m plus bas, il ne nous reste plus qu’à descendre pour aller manger la super tartiflette préparée par Véro. Elle a une saveur particulière, tout comme chaque repas après une belle sortie spéléo.
Ce fût un plaisir de partager ce moment avec vous, un intermède underground qui j’espère vous laissera de bons souvenirs, de ceux qui restent gravés à jamais dans les mémoires. A la prochaine!

Participants : Lionel Daudet, Martin Elias, Morgan Perissé, Florence Guillot, Florence Moll, Stephane Maifret, Phil Bence.