Les dodicaces de février

A Pierre Périssé, mon chef log/média des Pyrénées. Merci pour ton aide et cette première journée pyrénéenne, depuis la borne n°1. Reviens quand tu veux !
A Juz, JB, Tic, Nano, honteusement embauchés pour les préparatifs de la grande traversée des Pyrénées. Et merci pour le toit, le check-up dentaire, le merlu coshkera (désolé pour l’orthographe) et tout et tout.
A Guy Ringrave, pour la partie entre Boucau et Hendaye, avec une pirogue carbone fabuleuse et joueuse. Rencontre étonnante la veille : « alors que je cherche un coin pour pisser, un gars m’interpelle depuis une pirogue en contrebas de la digue : DOD ? Ouais c’est moi ! Bon c’est avec moi que tu fais de la pirogue demain. Eh bien super, à demain ! » Guy est aussi un constructeur et vendeur passionné de pirogues : http://www.woo-outrigger.com
A Didier (et Patricia, Théa et Adrien) Vavasseur pour la pirogue entre Cap Ferret et Biscarosse, un beau moment et quelques « tasses » à l’arrivée, normal. Sans rancune pour le chavirage, t’inquiète ! Merci.
Au Capitaine Benzoni, Gendarme Pagnoux, Major Naudo et les 2 gendarmes qui m’ont escortés lors de la traversée du CEL, et fait en sorte que le dodtour respecte le suivi du trait de côte.
A Thérèse Deghilage, partie de l’autre côté de la frontière.
A Damien Moreau pour la traversée à la voile pure Royan-Pointe de Grave, et Arnaud ( enfin ses bras !) pour le hâlage qui nous a permis de nous … deséchouer du port.
A Stéphane Badoux http://www.suruneile.com/ kayakiste de Oléron, pour les infos qui m’ont permis de traverser le pertuis de Maumusson à Oléron en sécurité avec mon gonflable. Et merci Pauline pour l’intermédiaire
A Mouss et toute sa famille, vieux pote de la fac, venus nous retrouver pour une étape charentaise : 20 ans après on fait toujours les mêmes c…. !.
A la Zaza ( Isabelle Autissier) connection à la Rochelle: Jean Saucet pour la traversée de la baie de l’Aiguillon, Caroline, Yul et Claire, Yves et Cathy Dupasquier, Benoit et Viviane Gaillard pour toutes les aides diverses et surtout les bons moments et repas partagés. Seul regret, avoir raté Isa à une semaine près ! Merci pour la maison où nous avons pu souffler quelques jours.
Au Caf de Vendée : Hubert Strbak, Fabien et Hélène Bironneau, Marie-Annick Rambaud, Raymond pour l’étape au cœur de la vague de froid, et une visite sympathique et motivée un soir.
A Jean-Paul et Claude Chauvière les grands cousins pour l’hébergement et l’enthousiasme avant Noirmoutier.
A Nedjma et Mathurin qui m’ont suivi et intercepté pour l’émission « littoral » , avec discrétion, joie et professionnalisme.
A Philippe (SNEF Nantes) et Isabelle Delalande, Loïc, Hervé Moro président du club de Kayak de Pornichet, pour l’organisation de la traversée de l’estuaire de la Loire : pensez donc, 12 kayaks sur l’eau au cœur de l’hiver !
A Pascal Jaloux http://labaule.direct-sailing.com/) pour le prêt du kayak pour la traversée de la Loire
A Richard (SNEF St-Nazaire)et Angelina Le Laité, qui nous ont accueilli avec simplicité à St-Nazaire.

Du Pays Basque au col du Pourtalet: récit de Morgan Périssé.

Aujourd’hui, c’est repos pour nous trois. Nous sommes arrivés hier le 2 avril au col du Pourtalet sous la pluie et nous avons pris la décision de redescendre à Pau car la météo de la semaine à venir n’est vraiment pas bonne…

Que retenir des massifs que l’on a visités jusqu’à aujourd’hui ? Le temps a défilé si rapidement, les journées étaient si denses, la concentration sur le moment présent était telle que nous n’avons pas eu le temps de digérer totalement tout ce que l’on a vu, entendu ou senti. Ce n’est qu’en mettant le voyage sur « pause » que certains souvenirs des jours précédents apparaissent.
Les arbres majestueux que l’on a frôlés dans les forêts du Pays Basque inspirant le calme et la sérénité, les pottocks galopants la crinière au vent, les vautours jouant avec les thermiques, ses crêtes aériennes dominant les vallées sauvages des Aldudes…
Nous sommes montés, descendus dans des pentes herbeuses, des ronciers ou le lit d’un torrent. Les sentiers ne sont qu’un réconfort, un plaisir qui n’est pas du luxe !
Dod, en quelque sorte notre capitaine, nous donne le cap à suivre et les bornes frontières confirment que nous sommes « sur le bon chemin ». Il impose le rythme, un rythme régulier et éternel comme celui de la respiration qui nous fait vivre ce voyage avec intensité.
Toujours égal à lui même l’humeur et l’humour de Martin maintiennent le moral de la troupe au beau fixe malgré la bronchite qu’il a attrapée aux Jorasses quelques jours avant le départ.
Véro doit nous prendre pour des fous quand elle nous voit arriver le soir les vêtements à moitié déchirés et les mains écorchés mais le sourire au lèvres. Peut- être que cette vision lui est familière ?
Le soir assis bien au chaud dans le camping car nous imaginons l’étape du lendemain à l’aide des cartes.
Arrivés à la Pierre-Saint-Martin nous échangeons nos tenues d’alpinisme contre celles de spéléologie et encadrés de Philippe, Florence et Stéphane, des amis spéléologues confirmés, nous descendons à moins 600m !
Après une journée de repos nous repartons en direction du col de Pétragème dans le massif de Lescun. Ca y est: la neige est là et pour un bon moment ! Nous mettons pour la première fois les raquettes outil indispensable pour cette traversée. Au loin, le Pic d’Orry nous rappelle d’où on vient. Pour la première fois nous sortons la corde et c’est avec nos trois friends que l’on surmontera un bloc coincé dans un étroit couloir. Une belle longueur de mixte ! Obstacle inattendu sur le fil de la frontière.
Alors que nous contemplons le Spigolo d’Ansabère, nous apercevons Nacho et Matéo en contrebas au col de Pétragème. Premier portage pour eux, premier bivouac sous tente pour nous. Dod nous montre comment monter la tente et comment utiliser le réchaud à essence, gestes qui vont devenir automatiques petit à petit.
Le lendemain la journée sera longue car nous évoluons sur des crêtes et arrêtes où la chute est interdite. Dod grimpera deux belles longueurs pour surmonter deux passages techniques. Somme-nous les premiers à passer ici ? Petit à petit notre corps s’adapte à se terrain et l’on se sent parfois pousser des ailes… Avant le col du Somport nous avons la surprise de rencontrer Bernard qui est venu nous retrouver sur la frontière. Après un agréable moment passé ensemble à casser la croûte, nous repartons avec une bouteille de Jurançon dans le sac ! Nous dormirons le soir devant les caisses de la station de ski de Candanchu peu avant le Somport. Alors que nous repartons avec le bruit de la station dans les oreilles nous sommes cloués sur place en voyant des panneaux du parc national demandant aux randonneurs de respecter le silence pour le bien des animaux…
C’est sous la pluie que nous arrivons au col du Pourtalet alors que deux journalistes de France 3 sont là pour interviewer le Dodtour. Nous redescendrons avec leur voiture sur Pau le temps que la météo s’améliore…

28 mars: spéléo au gouffre de la Pierre-Saint-Martin. « Intermède underground » par Phil Bence.

Quelle logique ont les frontières sous terre ?
Les réseaux karstiques des Pyrénées (et d’ailleurs) n’ont que faire de ces limites créées par l’homme, ils étendent leurs galeries sans complexe, de la France à l’Espagne si bon leur semblent, avec pour seul objectif d’atteindre leurs résurgences aux fond des vallées. Le réseau de la Pierre-Saint-Martin est l’un des plus grands de France, plus de 50 km de verticales et de galeries, une puissante rivière souterraine qui s’écoule jusqu’à la majestueuse et immense salle de la Verna. Un réseau emblématique de la grande époque des explorations héroïques. Son entrée historique, le gouffre Lépineux, est calée sur la frontière, près du col de la Pierre-Saint-Martin. 300 m de verticales descendues au bout d’un frêle câble par les « anciens »… c’est là que tout a commencé.
Pour le Dodtour, nous avons opté pour une descente par le gouffre SC3, une entrée supérieure du réseau. Une succession non-stop de 350 m de puits dont les superbes verticales du Beffroi et du Liberty Bell faisant respectivement 90 et 55 m de hauteur.
Florence est devant pour équiper les cordes, Stéphane la suit. C’est une découverte de la spéléologie pour Dod et ses acolytes : les alpinistes, que dis-je les Pyrénéistes Martin Elias Barasoain et Morgan Perissé.
Dehors, le grand beau, le soleil fait fondre la neige, l’eau s’infiltre par la moindre fissure pour aller rejoindre la rivière dans laquelle nous progressons. L’eau arrive de toutes parts et fait grossir la rivière.
6 heures après notre entrée sous terre, nous arrivons à la salle Monique, à 3 km de l’entrée et 600 m de profondeur après un parcours sportif tantôt en hauteur, tantôt dans son lit. La suite, c’est le grand canyon et le tunnel du vent, des passages aquatiques en temps normal, beaucoup trop aquatiques aujourd’hui…
Nos 3 « débutants » sont enthousiastes face à ce monde totalement nouveau qu’ils découvrent pas après pas. Leur expérience en montagne leur permet d’être très vite à l’aise avec les techniques de progression et les rudesses du milieu. Nous prenons le temps de faire des images, de discuter, d’échanger. L’ambiance de l’équipe est excellente et ponctuée des traits d’humour à l’accent chantant de Martin.
La remontée est rapide et se passe sans encombre si ce n’est la perte d’itinéraire de nos alpinistes malgré le balisage, un court instant de solitude dont nous nous amusons ensemble en les retrouvant.
Le sens de la grotte tout comme celui de la montagne ne s’apprennent pas en une sortie.
Après 12 heures sous terre, toute l’équipe est ressortie, on retrouve la neige, les odeurs de la montagne.
Les lumières brillent dans la station 400 m plus bas, il ne nous reste plus qu’à descendre pour aller manger la super tartiflette préparée par Véro. Elle a une saveur particulière, tout comme chaque repas après une belle sortie spéléo.
Ce fût un plaisir de partager ce moment avec vous, un intermède underground qui j’espère vous laissera de bons souvenirs, de ceux qui restent gravés à jamais dans les mémoires. A la prochaine!

Participants : Lionel Daudet, Martin Elias, Morgan Perissé, Florence Guillot, Florence Moll, Stephane Maifret, Phil Bence.

CREATION DU SVD: LE SYNDICAT des VICTIMES du DODTOUR

Brest le 29/01/2012

               Très chère Véro,

       Ce jour est historique !
Réunis en assemblée générale nous avons voté à l’unanimité les statuts
fondateur du S.V.D. (Syndicat des Victimes du Dodtour), qui reprennent
l’essentiel des légitimes revendications des compagnons de route.
Il est en effet temps de lever le drapeau de la rébellion face à ce fléau
qui s’est abattu sur le pays depuis le mois d’aout 2011. La retraite à 80
ans, soit, la perte du triple A, admettons, mais avec le Dodtour, là, les
limites de l’acceptable sont franchies !
1-      La secrétaire du S.V.D.pourra disposer, à sa convenance, d’un crédit
de 500 heures de délégation par mois. Au cas où, pour des raisons diverses
(maladie, météo, etc…), ces heures de délégation ne pourraient être prises
dans le courant du mois, elles pourront être reportés sur les mois suivants.
2-      Les compagnons de route du Dodtour se verront attribuer un VTT en
carbone neuf, de marque Rocky Mountain, à l’issue de leur prestation, en
remplacement de celui qu’ils ont fourni en début de ladite prestation.
3-      Suite aux divers sinistres pouvant survenir, une mutuelle spéciale
prendra en charge les frais médicaux occasionnés aux compagnons de route.
4-      En cas de perte d’emploi pour insuffisance professionnelle d’un
compagnon, celui-ci se verra proposer un poste de travail aménagé (10% de
temps de travail pour 90% de salaire semble être une proposition
raisonnable).
C’est avec un immense plaisir que nous te proposons le secrétariat général
de notre organisation. Notons que ce sera là un symbole fort, puisque la
date anniversaire de la fondation de cette dernière sera la même que la
tienne.
Comptant sur ton acceptation de cette fonction promise à un avenir brillant,
nous te souhaitons un très très bon anniversaire.

 Pour le collectif d’organisation du S.V.D.: Serge alias Sergio-Roi-des-Flots.

Sévdicaces spéciales Breizh par Séverine et Oliv de Lanildut

> Au vtt, matériel inerte certe, mais que l’on pourrait prendre de pitié lorsque l’on voit de quelle manière il est parfois traité : rocher, sable, eau salée, ronces, côtes de « bibelot » ( surnom donné par Dod à Oliv, relire Astérix pour comprendre), arrimage en tendeur sur canoé, et on en passe…
> A l’hairboat qui a dû subir gonflage et dégonflage , eau de mer, vase, et rinçage pas toujours optimisé…
> Au Camping Car qui a dû supporté de nombreux demi-tours sur les petites routes bretonnes, faute au manque de panneaux, donc faute au Conseil Géneral, et au fait que Véro conduit en regardant la carte, en répondant au téléphone, en surveillant son furieux de mari pour arriver avant lui et le prendre en photo.
> Ce qui nous amène…
> A Véro, qui comme signalé ci-dessus, donne dans la polyvalence… mais tout en même temps ( conduite, lecture, téléphone…). Elle passe ses temps libres à faire de la musculation du haut du corps,sans soulever de fonte, simplement en gonflant, dégonflant, gonflant, dégonflant,etc, le fameux kayak.
> Toujours à Véro pour supporter l’odeur de vase, de combi et kayak mouillé, même après avoir rangé le CC…
> Encore à Véro, qui , je l’espère a réussi à prendre du temps pour randonner un peu ( à priori difficile dans le Finistère…  l’Aber Ildut sera toujours là si tu veux en faire le tour un jour!)
> A Dod pour les rencontres, pour le plaisir de l’effort dans des environnements magnifiques,  qu’il transmet avec tellement de facilité et de bonheur.
>  A Dod pour le sourire jamais vu disparaitre de son visage
> A Dod qui répond à la question  » pas trop fatigué au bout de 5h de Vtt ? « …  » Non, je commence à peine à chauffer. » Sans commentaire…
> A Obélix-Dod pour avoir cloué Asterix-Olive 15 jours à la maison, me permettant ainsi de revenir du boulot avec le feu de bois entretenu toute la journée.

> A vous deux pour ces photos formidables et textes super sympas.
> A vous deux pour votre gentillesse et votre sourire.

Dodicaces de janvier:

A la famille Crapaud ( Nico, Maia et Jules Vigneron) et Annie, qui ont inauguré l’année avec nous vers la pointe de l’Arcouest, dans les rires et sous la pluie!
A Serge Hardy, nouveau recordman( désolé Gaby!) des journées du dodtour (hormis compagnons de montagne), dont Ouessant – ça compte double! Et à sa femme Martine qui nous aura chouchouté! Sans compter les ravitos Ovomaltine/crêpes…
A Eric Cochet, Sidonie Revillon et Ronan Apprioual, pour la virée musclée à Ouessant, des airs de Grand Sud… Et trop classe l’escalade ensemble à Pen-Hir après.
A Arnaud qui a assuré comme un chef la logistique « Pen-Hir » et merci à Jeff pour les images. A Laurence et Jean-Claude, cordée volante pour cette traversée des 3 pointes.
A Gérard Véron, qui aura fait l’entremetteur avec les voileux: Isa (Autissier) sera fier de toi!!!
A Séverine Landrieu, Maëlan et Oliv Guillerm »le bibelot » (!), pour tous les bons moments passés ensemble dont la traversée épique de l’aber Ildut, en canot avec le vtt dessus… Désolé, Oliv, pour les côtes cassées.
A Michel Lanchec de la “Franck connection” (!) pour la nav kayak vers Lannion, et Samuel pour la navette voiture. Et à la maman de Michel pour son fameux far breton!
A Josée et Jean-Marc Janvier, pour la traversée de la baix de Morlaix en kayak, et pour le spirit (venus en remorquant un kayak svp, pour moi) et aussi pour la salade d’algues (un régal!!!) et les poissons pêchés par JM.
A Jérôme Leray, du club de kayak de Vannes, qui m’aura fait économiser un nombre impressionnant de kms (177 km!), avec la traversée de la passe du golfe du Morbihan.
A Philippe Dazy, le 3ème larron du trio infernal avec Tristan (mon compagnon du Grand sud!) et Bertrand, qui m’aura suivi à vtt et assuré la logistique et la traversée en kayak vers Lorient ( et connu une belle galère dodesque au cours du voyage retour en kayak…)
A Dom Nédellec pour la traversée du Trieux.
A Katell, que nous n’avons toujours pas rencontrée, mais qui nous aura mis en contact avec le réseau kayak du Ponant. Et à Nico Daviaud.
A Yann Guélou, qui a failli faire la traversée de la baie de Morlaix, mais j’ai été trop rapide…
A Romain Pilliard qui nous aura intercepté vers la Trinité, à l’arrache! A Aurélie, sa femme, Blandine et Patrice Pluyette et toute leurs petites familles pour les portages du kayak gonflable et merci pour la raclette… bretonne!
A Gunwal Guillerme, le grimpeur surfeur, qui nous a surpris avec Serge, au débouché d’une falaise, et accompagné pour un  » marathon » jusqu’à la pointe du Van.
A Benoît, pour le délicieux rosbif et les livres sur le littoral.
A Guy Van Steenberge de la Snef Bretagne, qui a réussi le coup de maître de nous intercepter vers l’Aven, après nous avoir longtemps couru après…
A Marco, Bruno, Sylvain, Jean-Claude, et tous les autres vttistes de la Snef, qui auront fait un bout de route avec moi, et parfois souffert…
A Thierry et Chantal Robert pour l’excellent kouign aman et “Un Hiver en Bretagne” …!
A Gilbert Tanné qui est venu nous saluer un matin au Curnic avec du far maison.
A Ahmed de Tribe que je dérange tous les lundis matin (!) pour son efficacité à assurer la maintenance du Rocky Mountain, malmené aux mains d’une brute…
A tous ces inconnus qui m’ont salué et encouragé sur le bord du chemin.
Et enfin, last but not least, à Véro qui aura eu un mois de janvier particulièrement chargé, avec un nombre incalculable de gonflage et récup kayak!

Bref spécial dodicace à toute la caravane du Dodtour, bel engouement en Bretagne, Kenavo!

QUI VOIT OUESSANT VOIT SON SANG ! Témoignage d’une victime collatérale du Dodtour : Serge Hardy

Avec le Dod on s’est pas mal baladés le long de la côte, du kayak, de la course, du VTT (parfois de l’escalade avec un VTT sur le dos), bref un peu de tout.
Mais, indéniablement, le crux de l’affaire ce fût l’aller-retour à Ouessant en voilier.
L’aller s’avéra à peu près tranquille ; départ à une heure du matin et arrivée à cinq. On aurait dit un départ de course ; après tout l’eau ça n’est que de la glace liquide…
Débarquement au Stiff le matin, après quelques heures d’un vague sommeil. Comme l’annexe est petite et comme les vagues sont grosses! Tant bien que mal, on s’approche de la digue. Un balèze de dauphin nous tourne autour : fais pas le c… Flipper, sage, gentil… c’est pas parce qu’on à l’air de deux clowns qu’il faut te croire au cirque !
Echelle attrapée, annexe remontée sur le quai ; victoire on est à terre !
Le bateau accoste, et on échange l’annexe contre les vélos. Ouf, parce que sinon, cet enragé de Dod, il aurait bien fait le tour d’Ouessant en annexe.
Après quelques coups de pédale on retrouve le bateau dans le port de Lampaul, d’ailleurs il n’y en qu’un seul au mouillage… Et ça c’est louche ! Pourquoi, parmi tous les plaisanciers du coin, personne ne va à Ouessant en janvier ?
Réembarquement avec le vélo sur la petite annexe. Ronan rame (le marin sait aussi jouer du biscotto), et nous on essaie de ne pas laisser tomber les vélos à l’eau.
On mange des pâtes avant de filer. « Qui veut de la sauce tomate ? » Ben moi je n’aurais pas dit non… si un des trois loups de mer présents n’avait pas déclaré que l’acidité de la tomate ça pouvait le rendre malade. Bon, on va éviter alors…
Et c’est parti pour quelque chose qui s’annonce un peu long. Attention, quand le marin dit « au près », ça ne veut pas dire « au plus près » : 7h30 de baston pour rejoindre Camaret !
Dans le jargon, il paraît qu’on dit « faire de la tranche ». Concrètement, ça veut dire rester agrippé à ce bidule en ferraille appelé chandelier, comme un bernique sur son rocher, et prendre les paquets de mer dans le museau.
Soif… ça doit être jouable, moyennant quelques pas un peu bloc en désescalade : applat pour les deux mains, un gratton en pied droit, un autre en main droite, changement de main, réta, et on doit arriver à se glisser dans la cabine. Oui mais… qui dit glouglou dit pipi… Euh, bon, finalement, je n’ai pas si soif que ça…
Arrivée à Camaret, où les marins accostent au ponton à la voile : pas de moteur, on a dit ! Véro nous rejoint sur le bateau qui s’est arrêté de bouger : re-pâtes alors (mais toujours sans sauce tomate). Dod débarque et, en ce qui me concerne je continue jusque Brest, avec droit au moteur cette fois.
Lundi matin, huit heures : arrivée folklo au boulot, un poisson sur l’oreille et du goémon dans les cheveux.
Fatigué ? Même pas ! Ca doit être l’air du large… mais peut être pas que ça ?

Dodicaces de décembre:

A Anita et Alain Héot, pour leur formidable accueil dans leur gîte où nous avons installé notre camp de base le temps de Noël. http://www.gites-mahana.com .Spéciale dodicace à Alain qui m’a entre autres offert une superbe visite contée de St-Malo.
A Pierrick le mécano venu la veille de Noël réparer notre pare-choc esquinté pour la xième fois.
A mes parents, venus pour Noël, dont nous avons honteusement abusé pour récupérer du matos divers…et à ceux de Véro bien déçus de n’avoir pas pu venir en raison du décès de Mamirène.
A Bertrand Le Pelvé, mon guide de la baie st Michel, et à Marie-Christine, pour l’accueil super sympa à Genet.
A Seb Gras de Caen, récidiviste du dodtour, vttiste aux multiples talents (dont celui de conteur)
A toute l’équipe de la Snef de Cherbourg et du Havre, pour les bons moments partagés, soit autour d’une (très) bonne table, soit sur un vélo, et pour tous les coups de mains .
Special thanks à Jackie Robert , Philippe Legras et Christophe Lefèvre pour l’efficacité de l’organisation au pied levé ! Sans oublier Laurent qui aura fait la route pour nous apporter un cadeau ! Et aussi Alain qui m’a ouvert sa maison le temps d’une douche. A Pierre pour les thermos et les croissants au pont de Normandie.
A Xave14, qui m’aura intercepté un soir à Ouistreham le bras dans le plâtre, ainsi qu’au centre de rééducation de Granville. Courage, man, et bon rétablissement !
Aux vvtistes du Caf de Caen ( Vanessa, Seb, Dom et Laurent), pour la liaison boueuse Omaha Beach GrandMaisy
A Cycle&Co de Coutances, ( http://www.cyclesandco.com ) pour le gros lifting du vtt, effectué en urgence… Ainsi qu’au magasin de cycles de Portbail, qui a gentiment fait la liaison.
A Eric Mousseau, venu d’Angers pour un reportage, et qui m’a accompagné une journée
A Thierry Lacheray de Trouville, qui m’aura fait mourir de rire, pour les quelques kms réalisés le vent dans le nez.
A Ludo Seifert, mon pote glaciériste, qui a quitté au dernier moment sa fac de Rouen pour venir me guider dans la traversée « underground » de Etretat.
A Jean-Pierre et Janine Bourreau, les grands cousins pour la pause café au Havre… et pour la pancarte de bienvenue !

Dodicaces de novembre:

A Yann Joly-Coupet et Jean-Louis le président du Club de kayak de la baie des Phoques, pour la traversée en kayak de mer de la baie de Somme. Court mais sympa ! Et à Lionel Mougin, pour avoir assuré l’intermédiaire.
A toute l’équipe de la Snef de Dunkerque qui nous a chouchoutés ainsi que le camping-car, et qui nous a fait goûté à toutes les spécialités du Nord y compris le « smout » ! Special thanks à Laurent Tison qui aura couru un centre commercial pour nous trouver un GPS de voiture, et bien sûr un grand merci à Joël et Michèle Mauro, Delphine et Fiona qui nous ont accueilli à bras ouverts et choyé. Promis, on reviendra pour le Carnaval !
A Dominique et Philippe Plantêt , nos Lillois du Crotoy, qui m’ont intercepté sous les fenêtres de leur maison, qui nous ont chouchoutés eux aussi. Une pensée émue pour … le carpaccio de St-Jacques ! Et la betterave sucrière !
A Jean-Philippe Bossu et toute sa famille, pour son accueil formidable à Leers, et évidemment tous les moments partagés avec les élèves du collège Daudet ( Alphonse…)
A Gaby Depiesse, qui a tenu à revenir pour l’arrivée à la mer du Nord, une belle signature ! Et à sa femme Marie-Claire.
A Karine Baillet du Touquet, ma copine raideuse, venue partager un repas dans notre CC .
A Olivier Mondin pour la journée après Sangatte, et pour l’organisation « char à voile » avec Nico de la base de Equihen.
A Denis Himmesoëte le picard, pour l’étape vers le Tréport
A Francis Grimonprez, le maire de Deulemont, et son équipe pour le pot partagé en toute simplicité.
A François et Yanis Mattard pour la bonne soirée partagée.
A l’homme des bois, une belle rencontre qui m’a fait revivre l’histoire de la frontière vers Bousignies/Roc.

Les Dodicaces d’octobre!

A Frank Adisson, «le chef » kayak, pour les belles journées de kayak sur le Rhin, et l’organisation souterraine. Encore merci pour les surfs derrière les péniches! A Gérard Lacroix de la société Midi-Bip qui a prêté pour l’occasion le super K2 en carbone.
Au maire d’Huningue et à Bertrand Tilly pour leur accueil. A Marc le kayakiste pour nous avoir accompagné et tuyauté sur le Rhin.
A Patrick Marie et la SNEF de Strasbourg pour le pot des plus sympathiques sur les bords du Rhin.
A Stef Czerniak pour les navettes, les croissants, le bon vin et la super journée dans les Vosges Alsaciennes! Et aussi à Laurence et la petite tribu!
A Christian Gliech, le maire de Wissembourg et à son homologue allemand, le maire de Schweigen, pour leur accueil chaleureux: un beau moment dans l’esprit du Dodtour. A Martial Keller qui a organisé cette belle rencontre. Et à la famille Walter, viticulteurs qui vendangent côté français et vinifient côté allemand: merci pour l’excellente cuvée des frontaliers! (http://www.alter-zollberg.de)
A Denis Hourt, intarissable sur les menhirs de l’Europe et toute l’histoire régionale. Une mine de connaissances ! Et à sa famille pour la soirée fort sympathique !
A Charles Keff, ami de Denis qui nous a si bien reçu dans son auberge de la Klauss à Montenach.
A Gaby et Marie-Claire Depiesse pour leur super accueil à Virton (Belgique), la découverte de la fameuse Orval, délicieuse bière trappiste belge. Gaby fait aussi un tour de la France en vélo par les routes les plus proches de la frontière ! Merci pour les bons moments passés ensemble sur les 4 étapes « en tout genre » ! Et à Jean Dauphin qui nous a gentiment ouvert son petit et émouvant musée de la guerre en Gaume (14/18).
A Nico Cornerotte de Florenville(Belgique) pour le délicieux repas et la bonne douche!
A Nico Merciny, alpiniste belge et frère d’amputations, et à sa femme Griet, venus depuis les environs d’Anvers, partager 2 étapes et nous faire goûter la Karmeliet, bière flamande !
A Pascal Guiot et Roland, docteurs es VTT !
A Ahmed de Urge Tribe Group, pour m’avoir magistralement dépanné quand j’ai tordu ma roue de vélo !
A Flo Bernard, venue de l’Argentière sur ses terres natales partager une semaine de notre vie de saltimbanques frontaliers : merci pour ton enthousiasme, ta gaieté. Et vive les Ardennes, la Chimay et les grands bois !